Exercice 5

Voici deux textes différents. Comparez-les en montrant d'abord de quel type de texte il s'agit dans le premier, puis en précisant en quoi le second diffère.

 Texte 1

HUÎTRE nom féminin

- 1. Courant. Mollusque lamellibranche à coquille feuilletée ou rugueuse, comestible ou recherché pour sa sécrétion minérale (nacre, perle [cit. 4]). - préfixe. Ostréi-. Huître qui s'ouvre, bâille (cit. 5), boude (cit. 3.1). Huître laiteuse, pleine d'œufs. Jeunes huîtres. - Naissain. Huître perlière*. - Méléagrine, pintadine. - Huîtres comestibles, pêchées ou élevées. - Ostréiculture. Huîtres de drague, pêchées. Huîtres d'élevage. - Huîtres communes, huîtres pied-de-cheval, huîtres portugaises* (ou gryphées), huîtres de pleine mer. Petites huîtres de la Manche. - Perlot. Élevage des huîtres dans des parcs (- Acul, clayère, parc [cit. 3]; amareyeur, ostréiculteur) pour protéger leur croissance et les faire verdir (- Claire). - Huîtres de claires, et, absolument, des fines de claires, des claires. - Désignation des huîtres d'après leur lieu d'élevage : huîtres d'Arcachon, d'Ostende; huîtres de Belon (- Belon), de Marennes (- Marennes), de la baie de Cancale (- Cancale). - Transport des huîtres en bourriches, en cloyères*. Les huîtres se vendent à la douzaine. Ouvrir des huîtres. - Écaillage, 1. écailler, 2. écailler; ouvre-huître; - Gruger, cit. 1. Couteau, fourchette à huîtres. Manger, gober des huîtres (- Faiseur, cit. 9). Dégustation d'huîtres. Plateau d'huîtres, d'oursins, de palourdes, de praires. - Fruit (de mer). Huîtres consommées crues, au poivre (- Mignonnette), au citron, à la vinaigrette et aux échalotes (cit.). Potage aux huîtres. (Dans la cuisine chinoise). Sauce d'huître : sauce épaisse à base d'extrait d'huîtres et de sauce de soja. Boeuf, champignons à la sauce d'huître. Huîtres consommées cuites, grillées (cit. 2). Huîtres Rockefeller. Huîtres au gratin. Soupe aux huîtres. Mois en R, où l'on peut manger des huîtres. Une douzaine d'huîtres.

L'huître et les plaideurs, fable de La Fontaine (- Écaille, cit. 11).

Extrait du dictionnaire Le Robert électronique

Texte 2

L'huître, de la grosseur d'un galet moyen, est d'une apparence plus rugueuse, d'une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C'est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l'ouvrir : il faut alors la tenir au creux d'un torchon, se servir d'un couteau ébréché et peu franc, s'y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s'y coupent, s'y cassent les ongles : c'est un travail grossier. Les coups qu'on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d'une sorte de halo.

A l'intérieur l'on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les cieux d'en dessus s'affaissent sur les cieux d'en dessous, pour ne plus former qu'une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et reflue à l'odeur et à la vue, frangé d'une dentelle noirâtre sur les bords.

Parfois très rare, une formule perle à leur gosier de nacre, d'où l'on trouve aussitôt à s'orner.

Francis Ponge, Le parti pris des choses, 1942

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