Leçon 13

Emploi des subordonnées d’opposition ou de concession

Expression de l’opposition

 

CONVERSATION ET TEXTE DE MEMORISATION

 

CLAUDE : Je viens te demander quelques renseignements avant de partir pour l’Egypte. Bien que tu n’aies pas encore beaucoup voyagé, tu connais bien les autres pays.

MONIQUE : C’est que je m’intéresse à la géographie et à la sociologie. Si lasse que je sois après mes cours, je lis une heure chaque soir des livres ou des revues sur ces sujets.

CLAUDE : Quoique tes parents ne vivent plus à l’étranger maintenant, ils t’ont raconté leurs souvenirs de voyages. Cela a éveillé ta curiosité.

MONIQUE : Certainement. Mais malgré leur grand amour des voyages, ils ne m’ont pas influencée dans le choix de mes études.

CLAUDE : J’ai beau faire un effort pour lire des récits de voyages et des études sur les peuples, je ne suis pas passionné par ces sujets.

MONIQUE : Quelque bonne volonté que tu aies, tu aimes trop les mathématiques pour t’intéresser à autre chose. Cela prend tout ton temps.

 

QUELQUES MODELES STRUCURAUX

 

Subordonnées conjonctives d’opposition                   Proposition principale

Bien que tu n’aies pas encore voyagé                                   tu connais bien les autres pays.

Si lasse que je sois                                                                 je lis une heure chaque soir.

Quoique tes parents ne vivent plus                                       ils t’ont raconté leurs souvenirs.

Quelque bonne volonté que tu aies                                       tu aimes trop les mathématiques.

 

Quelques expressions de l’opposition ou de la concession :

-          Malgré leur grand amour des voyages.

-          J’ai beau faire un effort.

 

NOTES : La subordonnée conjonctive circonstancielle d’opposition ou de concession indique un fait malgré lequel s’accomplit l’action de la proposition principale. Elle est introduite par une locution conjonctive ou une conjonction de subordination. Son verbe est :

 

A-     En général au subjonctif (indicatif pour marquer le futur) après : quoique, bien que, encore que, sans que, si … que, pour … que, tout … que, quelque … que ;

 

B-      A l’indicatif ou au conditionnel, selon le sens, après : alors que, tandis que ;

 

C-      A l’inactif après : si, même si, si même.

Exemples :

Bien que le temps soit mauvais, nous partirons.

Si fort qu’ait été le vent, il n’a pas enlevé les tuiles de la maison.

Alors que je ne lui avais rien demandé, il m’a aidé quand même.

Même si je lui demande, il refusera.

 

REMARQUE : 1. La proposition circonstancielle d’opposition est souvent elliptique du verbe.

 

Exemple : Il était, quoique pauvre, toujours généreux.

 

2- Il ne faut pas confondre  si … que introduisant la conséquence. Dans le premier cas, si fait partie de la subordonnée d’opposition ; dans le deuxième cas, si reste dans la proposition principale.

Exemples :

Si triste qu’il soit, il ne peut s’empêcher de sourire (opposition).

Il est si triste qu’il ne peut s’empêcher de pleurer (conséquences).

De même, ne pas confondre pour que (but) et pour … que (opposition).

 

3-      On peut également exprimer l’idée d’opposition ou de concession par :

a)      Deux proposition indépendantes coordonnées par mais, pourtant, cependant, néanmoins, toutes fois, au contraire, par contre.

Exemple :

Vous ne pouvez pas soulever cette caisse, néanmoins vous êtes fort.

b) L’expression avoir beau.

Exemple :

Elle avait beau être jeune, elle ne plaisait à aucun garçon.

 

b)      Les expressions : malgré, en dépit de suivies d’un nom.

Exemples :

     Malgré sa souffrance, elle souriait.

    En dépit de ses soucis, il aimait son travail.

 

 

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