Leçon 14

Emploi des subordonnées de conséquence

Expression de la conséquence

 

CONVERSATION ET TEXTE DE MEMORISATION

CLAUDE : Bonjour. Comment vas-tu ?

MONIQUE : Tu es si élégant avec ce nouveau complet que je ne te reconnais pas.

CLAUDE : Merci. Et toi tu es tellement jolie avec cette nouvelle robe que je t’emmène avec moi jusqu’à la terrasse du café où nous allons faire sensation.

MONIQUE : J’accepte avec plaisir. J’ai tant marché pour regarder des étalages que je suis épuisée.

CLAUDE : Je voulais que ce nouveau costume m’aille parfaitement bien, de sorte que je suis allé l’essayer bien souvent.

MONIQUE : Maintenant, toutes les filles vont te regarder au point de tomber amoureuses de toi.

CLAUDE : Tu te moque de moi.

MONIQUE : Le plus souvent, c’est toi qui es ironique envers moi ; c’est pourquoi je prends ma revanche aujourd’hui.

 

QUELQUES MODELES STRUCTURAUX

 

Proposition principale                             Subordonnée conjonctive de  

                                                                                   conséquence

Tu es si élégant                                                          que je ne te reconnaissais pas

Tu es tellement jolie                                                  que je t’emmène avec moi

J’ai tant marché                                                         que je suis épuisée

Je voulais qu’il m’aille bien                                       de sorte que je suis allais l’essayer

 

Quelques manières d’exprimer la conséquence :

-          Au point de tomber amoureuse de toi

-          C’est pourquoi je prends ma revanche.

 

NOTES : La subordonnée conjonctive de conséquence exprime le résultat d’une action, sa conséquence.

Elle est introduite par des locutions conjonctives : de sorte que, de manière que, de façon que, si bien que, etc. ; ou bien par la conjonction que liée à un adverbe de la proposition principale : tellement…que ; tant …que ; si …que ; ou à un adjectif comme tel … que.

La subordonnée de conséquence est à l’indicatif, elle peut être quelquefois au conditionnel.

Exemple : ce pilote est si audacieux qu’il affronterait la tempête.

 

 

REMARQUE : L’idée de but est parfois très proche de l’idée de conséquence, mais, alors que la subordonnée de conséquence est en général à l’indicatif, la subordonnée de but est toujours au subjonctif.

 

 

Exemples :

Vous avez beaucoup marché de telle sorte que vous soyez fatigué (conséquence).

Marchez beaucoup de telle sorte que vous soyez fatigué (but).

 

On peut également exprimer des rapports de conséquence :

 

a-      Par deux propositions indépendantes coordonnées par donc, aussi, par conséquent, c’est pourquoi.

Exemples :

Il fait beau, aussi nous sortons.

Vous avez pris froid, c’est pourquoi vous êtes grippée.

Tu as mal travaillé, par conséquent tu seras privé de cinéma.

Tu as échoué à l’examen, donc tu travailleras mieux l’an prochain.

 

b-      Par les locutions trop …pour, assez … pour, ne …pas assez …pour, ne …pas trop, bien assez…pour, trop…pour, suivies d’un infinitif

Exemples :

Nous nous réveillons assez tôt pour voir le soleil se lever.

Nous habitons trop loin de chez vous pour venir vous voir souvent.

Il n’a pas assez d’argent pour acheter une voiture de sport.

 

c-       Par les expressions au point de, à, de manière à, de façon à.

Exemples :

Il mangea au point de se rendre malade ;

Il pleure à fendre l’âme ;

Il raconte des histoires drôles de manière à éblouir l’assemblée ;

Nous allons à la campagne tous les dimanches de façon à rester en bonne santé.

 

d-      Par les expressions assez pour que, trop pour que suivies du subjonctif.

Exemples :

Il marche trop vite pour qu’on puisse le suivre ;

Il en parle assez pour qu’on le sache.

 

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