Palais du Tau à Reims

C'est à son plan en forme de T (" tau " en grec) que le palais archiépiscopal de Reims doit son nom ; cette désignation est attestée dès 1131. Des vestiges archéologiques témoignent de l'existence, dès les 6e et 7e siècles, d'une villa gallo-romaine visiblement importante ; certaines parties du palais carolingien sont encore visibles dans le mur de la salle basse. La chapelle palatine encore existante date de 1207, mais on est dépourvu d'informations précises sur ce palais qui devait avoir l'aspect d'une maison forte jusqu'à la fin du 15e siècle. A cette date, il fut transformé en palais de style gothique flamboyant, avant d'être entièrement modifié entre 1671 et 1710 sous la direction de Jules Hardouin-Mansart et Robert de Cotte. Incendié en 1914, il ne fut restauré qu'après la Seconde Guerre mondiale. Dans la grande salle des banquets, qui date du Moyen Age, se sont déroulés les moments importants du sacre des rois de France : le lever et l'habillage du souverain avant la cérémonie, ou encore le banquet préparé pour plusieurs milliers de personnes, dont la ville de Reims supportait les lourds frais. La première mention d'un banquet du sacre remonte à 990. Le dernier sacre et le dernier banquet royal eurent lieu à l'occasion du couronnement de Charles X en 1825. Le Palais du Tau renferme aussi le musée de l'Œuvre, avec d'importants éléments sculptés provenant de la cathédrale. Il conserve des tapisseries flamandes représentant l'histoire de Clovis, ainsi que le Trésor, constitué d'objets insignes du sacre et de précieuses pièces offertes par les rois et les reines de France.

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